dimanche 31 mars 2013

Cyber : la poule et l’œuf dans l’eau chaude

Le débat fait rage ! En fait, pas tant que cela mais cela me permet d’introduire le débat sur la technique et la stratégie cyber. Que faut-il connaître pour bien traiter du cyber.? Vous aurez compris que comme cela me fatigue, j’essaie de peu m’y mêler. C’est donc de manière dépassionnée, en ce jour de Pâques, que je renvoie dos-à-dos les tenants de la technique d’abord ou de la stratégie en premier, histoire d’arrêter d’enfoncer des portes ouvertes.

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vendredi 29 mars 2013

Défense : des annonces présidentielles

Un billet rapide pour revenir sur les annonces du Président de la République sur la défense.
Ce que l'on peut en retenir :
- pas de coupes budgétaires mais un budget contenu (érosion par l'inflation sans baisse significatives).
- priorité à l'autonomie de décision, à la dissuasion et à la protection du territoire. 

On peut en déduire qu'il pourrait y avoir une priorité sur :
  • renseignement, 
  • la sauvegarde terrestre, maritime et aérienne, en Métropole et Outre-mer, 
  • la protection du cyberespace français,
  • la poursuite de la modernisation annoncée de la dissuasion donc le maintien de deux composantes.

Les arbitrages sont connus maintenant. Dans les grandes fonctions stratégiques, il manque la fonction prévention qui dépend beaucoup du Quai d'Orsay et surtout la fonction intervention (les opérations extérieures) qui n’apparaît plus comme prioritaire. La projection de force et de puissance passeraient ainsi au second plan, ce qui ne signifie pas disparition. Dans les annonces générale, le choc de simplification appliqué à l'administration est peut-être aussi un gain potentiel de productivité pour la Défense.
Le livre blanc (LBDSN) devrait décliner cela tout comme la prochaine loi de programmation militaire qui mettra en adéquation les moyens (budgets) et les objectifs politiques. 

mardi 19 mars 2013

Que devient la sécurité euro-méditerranéenne avec les révolutions arabes ?


Pascal CHAIGNEAU et  Pierre PASCALLON
(sous la direction de)
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Samir AITA – Mustapha BENCHENANE – Jean DUFOURCQ –
Khalid EL JIM –Derek EL ZEIN – Thierry GARCIN – Annie GRUBER – Fouad NOHRA – Ahmed OUNAÏES – Michel RAIMBAUD –
Michaël J. STRAUSS – Bassam TAYARA
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seraient très heureux et très honorés de votre présence pour le lancement de leur ouvrage 
Que devient la sécurité euro-méditerranéenne
 avec les révolutions arabes ?  
L’Harmattan. mars 2013

et à la table ronde qui suivra sur le thème :
Quel bilan pour les révolutions arabes
en ce printemps 2013 ?
avec
- Jacques OULD AOUDIA, chercheur en économie politique du développement. Président de l’ONG Franco-Marocaine migration et développement.
- Flavien BOURRAT, Responsable de programmes sur la zone Maghreb Proche Moyen-Orient IRSEM
- Jean GLAVANY, Député, Ancien ministre rapporteur de la mission d’information commission des affaires étrangères. Assemblée Nationale sur les révolutions arabes.
- Jean-Louis GUIGOU, délégué général de l’Institut de Prospective économique du Monde méditerranéen
- Aissa KADRI, Professeur de sociologie à l’Université de Paris VIII, Directeur du laboratoire Maghreb-Europe
- Jérome PELLISTRANDI : Conseiller de rédaction de la revue Défense Nationale
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le lundi 25 mars 2013  de 17h à 20h
Irea – Maison de l’Afrique – 7 rue des Carmes – PARIS 5e
(métro : Maubert-Mutualité)

Invitation et inscription.

dimanche 10 mars 2013

Café stratégique, Philippe Wodka-Gallien : Où va la dissuasion nucléaire française?

•••••••••• Jeudi 14 mars ••••••••••
Notre 23e Café stratégique recevra Philippe Wodka-Gallien, chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique, le jeudi 14 mars 2013, de 19 à 21h.
Venez écouter, débattre, questionner…

______ Café Le Concorde, 239 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris métro Assemblée nationale
______ Cafés stratégiques • le deuxième jeudi du mois • 19-21h Prochaine date : jeudi 11 avril

samedi 9 mars 2013

9 mars 2013 : hommage au caporal-chef Charenton - Paris

Si vous êtes sur Paris ce midi, si vous avez un peu de temps ou que vous prenez un peu de temps, venez nombreux sur le Pont Alexandre III. Pourquoi venir ? Pour que la nation montre son soutien à ses soldats morts au combat. De plus, le caporal-chef Charenton est mort pour la France au Mali où il combattait les terroristes d'AQMI. Les plus anciens d'entre nous se souviennent des attentats qui ont ensanglanté la capitale il y a une vingtaine d'année. Pour l'instant, Paris et ses habitants n'ont plus à subir ces attaques mais ce n'est pas le fait du hasard. Le travail des services de renseignement et des armées n'y est pas étranger. Je pense donc que donner quelques dizaines de minutes pour honorer un concitoyen qui a donné sa vie pour la sécurité de tous, ce ne me semble pas un prix élevé...


Le général de corps d'armée Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au caporal-chef Cédric Charenton le samedi 9 mars 2013 en l'Hôtel national des Invalides, Paris 7e. Le caporal-chef Cédric Charenton a été mortellement touché le 2 mars vers 18 heures, en montant à l'assaut d'une position ennemie avec sa section. Une cérémonie intime d'honneurs militaires réservée à la famille et aux compagnons d'armes sera présidée par le général d'armée Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre, à l'Hôtel national des Invalides à partir de 14h30. Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 12h15 et 12h30. En cette circonstance, le général de corps d'armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de citoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec notre héros mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France dans une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à partir de 12h00.  Garnison de Paris.

Sur Mars Attaque 

dimanche 3 mars 2013

Technocratie, innéisme et théorisme : la mort médiatique de la stratégie

Les conflits armés sont l’occasion de voir se succéder sur les plateaux TV, au moins depuis la guerre du Golfe de 1991, un ensemble « d’experts » où le pire côtoie le meilleur, où la fable remplace parfois les faits, où l’occupation du temps remplace finalement la véritable expertise. La guerre du Mali n’y échappe pas. 


Il me semble que cela menace les fondements intellectuels et pratiques de la stratégie, la bradant non au plus offrant mais au plus médiatique. Il ne s’agit pas de critiquer ceux qui apportent une réelle plus-value à la connaissance du plus grand nombre, voire à leur portefeuille mais de critiquer ceux qui surfent sur un besoin médiatique (remplir l’antenne) sans pour autant avoir le fond sur le sujet. La stratégie en tant que discipline est ainsi dévalorisée. D’aucun me dira qu’il n’y a pas de diplôme de stratégie militaire. Il en existe de très officiels et de très bon niveau, renseignez-vous ! Le diplôme ne suffisant pas, la pratique reste tout aussi nécessaire sur un sujet.