dimanche 15 décembre 2013

Dans la tête des insurgés par Hugues Esquerre

La contre-insurrection n'est pas morte avec le retrait américain (partiel) d'Afghanistan ou d'Irak. Hugues Esquerre dans son ouvrage "Dans la tête des insurgés" met en perspective les différentes insurections et les moyens de les combattre. En vente sur les sites en ligne (Amazon, Fnac) ou dans votre librairie (place des libraires).



Présentation  de l'éditeur
Comparer des mouvements comme Al-Qaida et le FLN algérien, comme les FARC et la Haganah devient simplement inacceptable pour certains tant à leurs yeux les causes défendues sont de valeur inégale. Pourtant, ces hommes ont tous en commun d’avoir choisi, à un moment de leur vie, face à des circonstances totalement différentes, de s’engager dans la lutte armée pour ce qu’ils croient être juste. Cet engagement caractérise l’état d’insurgé, de « rebelle »…
Pour qui n’est pas spécialiste de la chose, les insurrections véhiculent souvent une image romantique et libertaire, attachée aux aspirations profondes d’un peuple qui se soulève. Cette vision idéalisée s’accompagne d’un sentiment d’invincibilité que les grandes insurrections de l’histoire (Russie 1917, Cuba 1959…) et les expériences militaires récentes (Afghanistan, Irak, Tchétchénie…) ont largement contribué à forger.
Or la réalité est bien différente. Une insurrection est une forme de guerre qui permet à une petite minorité hautement déterminée et intransigeante de s’emparer du pouvoir grâce au contrôle exercé
sur la population d’un pays en ayant recours à la violence et à des moyens illégaux. C’est donc une opération politico-militaire complexe dont les buts et les idéaux sont parfois très éloignés du bien commun et de considérations humanistes.
Destiné au grand public, ce livre permet de comprendre les mécanismes et les subtilités qui régissent les insurrections. En se plaçant du côté de l’insurgé, il est effectivement beaucoup plus facile de percevoir ce qu’est réellement une insurrection, de comprendre quels sont ses impératifs et ses contraintes, quels
sont les écueils à éviter et les procédés qui ont fait leurs preuves.
Le cynisme, la violence ou l’aveuglement dont l’insurgé peut faire preuve, le danger qu’il affronte ou l’espoir qu’il ressent facilitent la compréhension des enjeux humains et politiques.
Que l’on soit fasciné par les insurgés de l’histoire ou au contraire intéressé par les moyens de les combattre, cette démarche est tout aussi utile, soit pour mesurer les difficultés de l’exercice, soit pour saisir la façon dont un insurgé pense et agit.

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