samedi 6 octobre 2012

La conquête du Mexique ou une victoire du renseignement ?


La colonisation européenne durant la période des grandes découvertes des XVème et XVIème siècles s’est appuyée sur la technologie mais surtout sur la capacité du conquérant à maitriser l’information et, en premier lieu, le renseignement. L’épopée de la conquête du Mexique par Hernan Cortés, face à des ennemis pugnaces et correctement renseignés, illustre parfaitement cela. [publié sur AGS]


Les débuts
En 1518, Cortés bénéficie des renseignements collectés sur les côtes mexicaines par Francisco Hernández de Córdoba (1517) et Juan de Grijalva (1518). Contre les ordres du gouverneur Diego Velasquez, le 18 novembre 1518, l'expédition Cortés quitte le port de Santiago de Cuba. Après un arrêt à la Trinité et dans d'autres îles pour se ravitailler et lever des troupes, le 10 février 1519 Cortés quitte précipitamment Cuba. Son expédition comporte 11 navires, 508 soldats -13 sont armés de mousquets et 32 d’arquebuses -, répartis dans 11 compagnies commandées par un capitaine, 109 marins et 200 Indiens et esclaves noirs comme auxiliaires de troupes. Elle emmène aussi 16 chevaux, 10 canons de bronze et 4 fauconneaux.
Le premier contact important avec les indiens a lieu sur l’île de Cozumel . Malgré leur hospitalité et fidèle à la devise de son expédition, il détruit les idoles indiennes et les remplace par une croix et une image de la Vierge. Ayant détecté la présence d’Espagnols parmi les indiens, il « délivre » Gerónimo de Aguilar, naufragé d’une expédition de 1511. Ce dernier a appris certaines langues et la culture locales en vivant avec les indiens. Cortes dispose alors d’un traducteur fiable et fidèle. Il part ensuite, le 4 mars 1519 pour le Yucatan et reconnait les côtes pour trouver l’emplacement d’une future colonie. A l'embouchure du Río Grijalva où il arrive le 12 mars, les espagnols rencontrent une tribu d'Indiens hostiles, Mayas-Chontales, qu’il estime à 12.000 guerriers. Pour se renseigner, il envoie deux détachements d’une centaine d’hommes pour reconnaître l’intérieur de terres. Rapidement, ils doivent engager le combat contre les Indiens. Des prisonniers sont capturés et interrogés. Cortés apprend alors que les Indiens prévoient une attaque le lendemain contre son poste de commandement et qu’ils pensent l’emporter facilement au regard du rapport de force. Il décide de prendre l’initiative et marche à la rencontre de ses ennemis. Le 14 mars 1519, lors de la bataille de Centla, les Espagnols réussissent à vaincre les Indiens car ces derniers ont peur des armes à feu et des chevaux . Ils capturent des prisonniers et parviennent à obtenir de l’or et du renseignement. Parmi les présents reçus des vaincus, se trouvent une vingtaine d’esclaves dont une dénommée Malinche dite Dona Marina, une fois baptisée. Ce fut l’interprète, l’espionne, la conseillère et l’amante de Cortés, sans laquelle il n’aurait rien conquis. Dès son arrivée, un des premiers soucis de Cortés est de se procurer des interprètes pour pouvoir communiquer avec les indigènes. Comme le résume l’essayiste, historien et chercheur français Todorov, « ce que Cortés veut d’abord, c’est non pas prendre, mais comprendre ; ce sont les signes qui l’intéressent en premier lieu, non leurs référents. Son expédition commence par une quête d’information, non d’or. La première action importante qu’il entreprend – et on ne saurait exagérer la signification de ce geste – est de chercher un interprète. » . Avant même d’accumuler des connaissances sur l’autre, il s’agit de le comprendre. En effet, sans interprète les conquérants sont perdus car ils ne connaissent pas la culture, ne peuvent acquérir des vivres ou tout simplement trouver leur chemin. « […] La traduction a toujours accompagné la violence de l’histoire, comme suite et complément de l’entreprise conquérante . »
Comme l’espagnol Gerónimo de Aguilar, la Malinche est un atout capital pour obtenir du renseignement en raison de son intelligence, de sa fidélité, de sa compréhension de la psychologie et des coutumes indiennes, ainsi que de sa connaissance des langues mayas et nahuatl .
Après avoir pris connaissance de l’existence de l’empire Aztèque , les espagnols suivent la cote en direction du nord-ouest. Ils arrivent à l’embouchure de l’Alvarado. Puis, le 18 avril 1519, jeudi saint, ils s’arrêtent à San juan de Ulua, le futur port de Veracruz, reconnu dès l’expédition Grijalva. Deux calipixques (capitaines) de l’empereur Moctezuma viennent les voir pour se renseigner. Monté à bord des vaisseaux et bien accueillis, ils offrent des cadeaux aux Espagnols et les prennent pour des demi-dieux . Le dimanche de pâques, le gouverneur de la région Teuthlille, avec une délégation, vient rencontrer Cortes. Aussitôt débarqués, ils partent rendre compte de leur mission à l’empereur Moctezuma, à Mexico-Tenochtitlan. Une peinture représentant les hommes, les chevaux et les armes lui est donnée par les messagers. L’empereur leur défend alors de parler à quiconque de ce qu’ils ont vu et entendu. Il envoie une invitation aux espagnols pour les attirer au cœur de l’empire. Une décision qui s’avérera une erreur fatale mais qui n’était pas dénuée de tout bon sens.
Moctezuma connait la valeur du renseignement. Mais, Cortés aussi ! Il envoie deux navires reconnaître d’autres ports potentiels et ordonne à un détachement commandé par Alvarado de reconnaître l’intérieur du pays. Il apprend alors par le souverain de Zempoala que le pays est divisé par des querelles intestines. Il est aussi informé de l’intention de Moctezuma de transformer ses hommes en esclaves . Cortés décide donc de s’appuyer sur les rancœurs la haine des ennemis des Mexica pour s’allier avec eux.


Vers l’intérieur des terres
Cortes transforme d’abord le campement espagnol en fort : il crée la ville de Villa Rica de Veracruz. Lors d’un nouveau déplacement à Zempoala, il obtient environ 2.000 hommes de troupes . Après avoir échoué ses navires à Vera Cruz pour éviter des désertions, l’expédition terrestre vers l’intérieur des terres démarre le 16 août 1519. Le 2 septembre 1519, à Tehuacacinco, il remporte une bataille contre les Tlaxcala, des ennemis des Mexica, grâce à sa supériorité technologique et à la peur que suscite le cheval, inconnu dans cette région. Après plusieurs combats, il rallie les Tlaxcala à sa cause et reçoit des combattants et des porteurs. Il obtient aussi des renseignements du général tlaxcala Xicotencal :
  • Moctezuma peut regrouper une armée d’environ 100.000 hommes sur un champ de bataille ;
  • Il possède des places fortes au sein de chaque ville ;
  • Chaque province doit lui fournir des tributs et des personnes pour être sacrifiées .
Arrivé plus tard à Cholula, cité sainte aztèque, les espagnols reçoivent un accueil majestueux. C’est une ruse. Les habitants prévoient d'éliminer les Espagnols pendant leur sommeil : un corps aztèque d’environ 20.000 hommes attend caché aux environs de la ville, des barricades et des fossés contre les chevaux sont aménagés et des pierres et des traits sont stockés sur les bâtiments. Ultime préparatif, sept personnes sont sacrifiées au dieu de la guerre. Tout est prêt !
Informé par un contact de la Malinche et des alliés indiens, Cortés fait arrêter quelques chefs Mexica. Il les fait interroger et le renseignement est confirmé. Il mène alors, avec ses alliés Tlaxcaltèques, une attaque préventive et massacre au moins 6.000 habitants passés par les armes ou brûlés vifs.
Déjà moins certain de sa force et sentant les rapports de force s’inverser, Moctezuma nie alors être impliqué dans la perfidie de Cholula. L’expédition Cortes reprend sa route vers Mexico-Tenochtitlan, éclairée par sa cavalerie, pour éviter toute nouvelle mauvaise surprise.
L’expédition espagnole entre dans la capitale aztèque le 8 novembre 1519. Après un accueil en grandes pompes , elle s’installe dans Mexico-Tenochtitlan mais rapidement, Cortes commence à craindre que les Mexica ne cherchent à les éliminer comme ils l’avaient prévu à Cholula. De plus, Cortes apprend que des chefs Mexica ont tenté de prendre d'assaut Veracruz et ont tué le gouverneur Juan de Escalante. Il devient évident que les indigènes ne prennent plus, depuis lors, les espagnols pour des demi-dieux. Pour éviter une révolte populaire dans Mexico, les Mexica qui ont attaqué Vera Cruz sont sévèrement punis. Cortés décide de faire prisonnier Moctezuma. C’est le commencement de la fin pour l’empire aztèque. Ne négligeant pas un des objectifs de l’opération, il envoie des reconnaissances pour détecter l’emplacement de zones aurifères .


Le temps des revers
Une expédition menée par Panfilo de Narvaez[1], ayant pour mission de punir Cortés, arrive sur les cotes mexicaines. Cortés prend connaissance de cette information trois jours après Moctezuma. Bien que prisonnier, l’empereur a été renseigné par une peinture lui fut transmise par ses hommes. Il cherche à négocier et à se renseigner. Il obtient, grâce à un contact dans le poste de commandement de Narvaez, des renseignements quotidiens sur les intentions de son adversaire[2]. Il laisse à Mexico une garnison d’environ cent cinquante hommes sous le commandement d’Alvarado et part combattre ses compatriotes. Il bat Narvaez qui avait négligé le renseignement de sûreté. Ce dernier n’avait mis en place que deux sentinelles et n’a pas cru le compte rendu de celle qui avait pu s’échapper de l’attaque des partisans de Cortes[3] ! Victorieux, il incorpore une partie du détachement de Naervez dans son expédition. Encore une fois, il transforme une défaite potentielle en victoire et augmente ses forces.
Pendant ce temps, Alvarado profite d'une fête aztèque pour s’attaquer à une partie de la population en la spoliant et en la passant par le fil de l’épée. Elle se rebelle contre les Espagnols qui se refugient dans le palais impérial. Le 24 juin 1520, après quelques combats, l'armée de Cortés revient dans la ville, dans une ambiance pesante. Rapidement, il doit faire face aux armées Mexica qui convergent vers la capitale pour détruire son expédition et libérer l’empereur. Pris au piège, il tente de faire calmer le peuple par Moctezuma mais ce dernier reçoit reproches, flèches et pierres. Ce dernier en décède peu de temps après[4]. Coupé de la population, les actions psychologiques de Cortés ne semblent plus efficaces.
Les espagnols doivent faire face à un conflit « sanglant et terrifiant » aux dires de Bernal Diaz del Castillo. Utilisant la superstition desMexica pour le combat de nuit, Cortes décide une sortie les armes à la main, le 1er juillet 1520, appelée la Noche Triste. Le combat est sans merci[5]. Les Espagnols, lourdement chargés perdent des centaines d’hommes, près de 2.000 alliés, la majorité des chevaux, la totalité de l’artillerie et une grande partie du trésor accumulé. Miraculeusement, l’expédition arrive à s’extraire de la capitale aztèque. Affaibli et en zone hostile, considérant que le renseignement est vital, Cortes utilise toujours la moitié des restes sa cavalerie pour éclairer sa progression[6].
Le 7 juillet 1520[7], lors de la bataille d'Otumba, les Mexica sont battus et contraints à la fuite par les restes d'une expédition Cortés, à bout de forces et avec un rapport de force extrêmement défavorable. La victoire est due à sa compréhension des rites de guerreMexica. En s’emparant du grand étendard et en tuant le général Cihacac, les espagnols rompent les rangs d’un ennemi « terrorisé » et paniqué par cette action. Sur 200.000 Mexica, 20.000 restèrent sur le champ de bataille[8] et le reste s’enfuie dans les montagnes[9]. La guerre n’est pas qu’une affaire de rapport de force mais aussi de renseignement et de volonté.
La victoire
Par la suite, Cortés reconstitue ses forces grâce au soutien des Tlaxcaltèques. Contesté dans ses rangs mais toujours bien renseigné, Cortés déjoue un complot. Par grandeur et adresse, il fait pendre seulement le chef des rebelles, en annonçant qu’il n’avait pas parlé sous la torture et qu’il ne connait pas ses complices.
Peu après, il renforce son armée des canons de Vera Cruz et de renforts en provenance d’Hispaniola. Il prépare le siège de la capitale en 1521, mène des attaques périphériques et construit une flottille de brigantins[10] sur le lac Texcoco. Malgré tous les efforts desMexica pour les brûler, il met sa flottille à l’eau le 28 avril 1521. L’armée espagnole comporte, à ce moment, 818 fantassins, 86 cavaliers, trois canons de siège et quinze pièces de campagne. Renforcé de 25.000 alliés indiens, Cortés mène une attaque combinée, lacustre et terrestre, contre la ville de Mexico-Tenochtitlan[11]. Les bases de départ de l’attaque sont les digues de Tepejacac, de Tlacopan, d’Iztalapan et le lac. Plusieurs jours d’âpres combats sur les digues ne permettent pas de rompre le front des Mexica. Renforcé de nombreuses tribus hostiles aux Mexica, Cortés dispose à la mi juillet 1521 d’une armée indienne de 150.000 hommes. Le 27 juillet, les trois divisions hispano-indiennes arrivent à la grande place de Mexico-Tenochtitlan. Les principales familles de dignitaires, voyant que les trois quarts de la capitale sont occupés, proposent à l’empereur Cuauhtémoc de poursuivre le combat en province. Par ruse, il ouvre de faux pourparlers de paix et décide de s’enfuir. Le départ en bateau de la ville est détecté par les brigantins ce qui lui ôte tout espoir de sortie[12].
Cet âpre siège, long de 75 jours, fait plusieurs dizaines de milliers de morts parmi les 200.000 habitants présents au moment de l’attaque. Cuauhtémoc, le dernier empereur, se rend à Cortes le 13 août 1521. La capitale est soumise au pillage et au cannibalisme des alliés indiens. L’empire tombe définitivement.
Le renseignement guide l’action de Cortes
Les premières expéditions coloniales du XVIème siècle avaient un but de renseignement et de découverte. Elles ont ouvert la voie à la conquête et à l’exploitation commerciale des territoires découverts. L’expédition menée par Cortés n’y déroge pas et a pu réussir grâce aux connaissances acquises lors de précédentes expéditions.
La compréhension de la culture et des rapports de force locaux a permis à Cortés de s’emparer de l’empire aztèque avec des effectifs espagnols qui auraient été ridiculement faibles sur un champ de bataille européen du début du XVIème siècle[13]. Aucune victoire n’eut été possible sans alliance, surtout avec un camp Espagnol divisé. Il a eu l’intelligence de se servir de l’insurrection des Tlaxcaltèques contre les Aztèques.
En l’absence de cartographie, le renseignement humain a été prépondérant pour l’action de Cortés que ce soit grâce aux hommes ayant participé à l’expédition Grijalva, aux interrogations de prisonniers, à l’entretien de contacts indigènes et à des hommes fidèles dans ses rangs. Les armées et le renseignement des populations opposées aux Mexica ont été judicieusement utilisés par Cortés.
L’environnement n’était pas propice à des reconnaissances par les forces espagnoles mais la sûreté fut rarement négligée grâce à l’éclairage par la cavalerie.
Les Mexica disposaient de la puissance et d’un réseau de renseignement conséquent. La dimension divine (Quetzalcóatl) attribuée à Cortés, dans l’imaginaire européen, semble plus le résultat, au moins initialement, des croyances du peuple que de celles l’empereur. En effet, il est parfaitement informé des expéditions espagnoles des années précédentes, des déplacements de Cortés, de ses forces mais aussi de ses faiblesses. Il a négligé, sans doute par mépris, l’appui des forces locales tlaxcaltèques à l’expédition espagnole.
Cortés a indéniablement gagné la bataille de l’information. Il a parfaitement appliqué, sans en avoir connaissance, les préceptes de Sun Zu sur l’espionnage : « Seul un souverain avisé et un habile général sont capables de recruter leurs espions chez des hommes à l’intelligence supérieure, de sorte qu’ils accomplissent des exploits, tant il est vrai que leur rôle est essentiel et que sur eux reposent les mouvements d’une armée. [14]». Encore une fois, il est possible de conclure, à partir de cette campagne, que le renseignement guide l’action.




[1] BERNAL DÍAZ del CASTILLO, L'Histoire véridique de la Conquête de la Nouvelle Espagne, Chapitre CII. Chapitre CX.
[2] BERNAL DÍAZ del CASTILLO, L'Histoire véridique de la Conquête de la Nouvelle Espagne, Chapitre CXIV.
[3] MONGLAVE Eugene, Résumé de l’histoire du Mexique, LECOINTE et DUREY, 1826, p. 108.
[4] BERNAL DÍAZ del CASTILLO, L'Histoire véridique de la Conquête de la Nouvelle Espagne, Chapitre CXXVI.
[5] MONGLAVE Eugene, Résumé de l’histoire du Mexique, LECOINTE et DUREY, 1826, p. 115-117. En réalité et selon d’autres auteurs, l’armée aztèque aurait été 5 fois moins nombreuse.
[6] BERNAL DÍAZ del CASTILLO, L'Histoire véridique de la Conquête de la Nouvelle Espagne, Chapitre CXXVIII.
[7] Le 14 juillet selon Bernal diaz del Castillo et le 7 juillet selon d’autres auteurs comme MONGLAVE.
[8] L’effectif et les pertes Mexica auraient été 5 fois moins importants selon certains auteurs.
[9] MONGLAVE Eugene, Résumé de l’histoire du Mexique, LECOINTE et DUREY, 1826, p. 118-119.
[10] Petit bâtiment à un ou deux mâts, gréé comme un brick, et qui n’a qu’un pont. Certains allaient à voiles et à rames.
[11] FERNANDO de ALVA IXTLILXÓCHITL, Cruautés horribles des conquérants du Mexique, et des Indiens qui les aidèrent à les soumettre à la couronne d’Espagne, 1829, 312 pages, p20.
[12] MONGLAVE Eugene, Résumé de l’histoire du Mexique, LECOINTE et DUREY, 1826, p. 124-130.
[13] Environ 60 000 Français et 25000 Suisses à la bataille de Marignan (1515).
[14] SUN ZU. L’art de la guerre, traduit du chinois et présenté par Jean Lévi. Pluriel. 2001. 328 pages.

Autres références :
- FERNANDO de ALVA IXTLILXÓCHITL, Cruautés horribles des conquérants du Mexique, et des Indiens qui les aidèrent à les soumettre à la couronne d’Espagne, 1829, 312 pages
- FUENTES Carlos, Los hijos del conquistador, Gallimard, Folio bilingue, 2001
- SCHMIT Christine,  Le rôle de la traduction et de l’interprétation dans la conquête et la colonisation du Mexique, Université de Genève, 2004.
- TODOROV Tzvetan, La conquête de l’Amérique, La question de l’autre, Éditions du Seuil, Paris, 1982 in SCHMIT Christine,  Le rôle de la traduction et de l’interprétation dans la conquête et la colonisation du Mexique, Université de Genève, 2004.
- VAL JULIAN, Carmen, Traduire au Nouveau Monde : pratiques de la traduction en Nouvelle-Espagne au XVIe siècle, in : COURCELLES, Dominique de, Traduire et adapter à la Renaissance. Actes de la journée d’étude organisée par l’École nationale des chartes et le Centre de recherche sur l’Espagne des XVIe et XVIIe siècles (Paris, 11 avril 1996), École des chartes, Paris, 1998.

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