vendredi 30 décembre 2011

Blogs à signaler

Bonjour,
Je souhaitais signaler trois blogs des domaines de défense qui méritent un petit détour, car ils ne sont pas toujours connus à leur juste valeur :

  • Le réactif et bien informé (réseaux sociaux) RP défense spécialisé dans l'actu mili, en français et en anglais, que vous pourrez trouver sur Facebook et Twitter
  • L'excellent et sérieux blog de la DE via Minerve, association des anciens de l'EMSST, qui vous donnera des infos à caractère scientifiques, tout à fait accessibles
  • L'original et non moins excellent L'Echo du champ de bataille de Frédéric Jordan qui met à l'honneur l'histoire militaire, la stratégie et la tactique


Bonne découverte !

mardi 27 décembre 2011

Cyberdissuasion ou composante cyber de la dissuasion

Je vous invite à aller découvrir sur le site d'Alliance géostratégique un jeu de questions-réponses entre le camarade Cidris et moi. Il s'agit de préciser la notion de cyberdissuasion, qui pour moi est un abus de langage, pratique mais qui peut prêter à équivoque. 

US Air Force

Cher blogueur et ami,
Vous défendez dans vos écrits la possibilité d’intégrer la dissuasion « informatique » ou dans le cyberespace comme une composante en devenir de la dissuasion « générale » ou « globale ». A contrario, nombres d’analystes et autres experts du « cyber » trouvent cette idée incongrue pour une raison simple : qu’est-ce qui empêche un pirate informatique, placé dans une organisation ou non, de faire ce qu’il souhaite. D’un côté, l’on sent bien que le raisonnement est un peu trop court tandis que du vôtre, on est en attende d’explications et de développement. Je vous propose, aussi, de nous apporter au travers de cet entretien et de quelques questions, votre vision de cette « dissuasion » dans le cyberespace.
1/ Pourriez-vous rappeler et définir les grands principes de la dissuasion ?
En fait, je ne défends pas la dissuasion informatique. Ce terme est bien trop réducteur. [...]


Lire la suite (commentaires à poster sur le site d'AGS)

lundi 26 décembre 2011

Stratégies dans le cyberespace : les résumés

Vous pouvez trouver Stratégies dans le cyberespace dans toutes les bonnes librairies. Vous pouvez dès à présent l'acquérir sur les sites de vente en ligne, comme Amazon ou la Fnac.
En attendant, je vous livre l'ensemble des résumés des articles.

Le cyberespace : structure et espace d’opérations (Stéphane Dossé)
Qu’est-ce que le cyberespace ? Il existe sûrement depuis le début de la création des êtres vivants. Ce continent caché est composé de couches successives qui s’agrègent au fur et à mesure. En adoptant une vision globale, il est possible d’y envisager des opérations cohérentes.

Des lieux de la cyberguerre (Olivier Kempf)
La mondialisation va de pair avec le développement de l’informatique : l’opinion courante croit donc que la cyberdéfense sera forcément transfrontalière. Or, l’espace cyber a des frontières. Surtout, il est le lieu où les États retrouvent une marge de manœuvre pour leurs politiques de puissance, y compris de façon offensive. Cela ne signifie pas pour autant que la cyberguerre constitue à elle seule un milieu autonome de la guerre : elle participe à une guerre de plus en plus complexe, où l’essentiel consiste à acquérir la maîtrise stratégique de l’information.

Géopolitique numérique : Omnibus viis Americam pervenitur (Stéphane Dossé)
L’accès aux routes numériques et aux réseaux apparaît comme un enjeu mondial. Cela ne constitue pas une grande surprise. Les routes terrestres avaient contribué à assurer la suprématie de l’Empire romain. Les routes maritimes avaient constitué l’ossature de l’Empire britannique au XVIIIe et au XIXe siècles. Les routes et les réseaux numériques sont devenus un facteur de puissance pour les nations du XXIe siècle et les États-Unis sont la puissance dominante actuelle.

La diplomatie numérique de Washington (Charles Bwele)
Main dans la main, la Silicon Valley et le département d’État forgent un smart powerqui exploite la téléphonie mobile, l’Internet et les médias sociaux. Ainsi, les États-Unis se donnent les moyens de peser peu ou prou sur le cours des événements et causent d’énormes soucis à maintes tyrannies de par le monde.

La cyberguerre aura-t-elle lieu ? (Jean Pujol)
Le terme de « cyberguerre » s’impose de plus en plus dans le débat stratégique, la littérature spécialisée et les médias. Face à l’accumulation d’exemples de cyberattaques et de messages alarmistes jouant sur la sémantique et sur la vulnérabilité de nos infrastructures, nos dirigeants politiques placent la cybersécurité en haut de la liste de leurs priorités. Alors qu’aucune occurrence de cyberguerre ne s’est apparemment produite, il est important de dépasser les amalgames afin de bâtir sereinement les fondations d’une cyberdéfense nationale.

Droit de la guerre et conflits informatiques : quelle alliance ? (Arnaud Garrigues)
La 47e conférence de Sécurité de Munich s’est tenue début février 2011. Elle a vu se réunir de nombreux pays et dont les objectifs étaient constitués d’échanges sur les problématiques de sécurité internationale. Le rapport Working Towards Rules for Governing Cyber Conflict, co-rédigé par des chercheurs américains et russes, a retenu l’attention et provoqué des débats. Il appelle à la mise en cohérence des règles du droit des conflits armés (et notamment les conventions de Genève et de la Haye) avec les problématiques spécifiques de la lutte informatique sur Internet.

Les Sentinelles du cyberespace (Victor Fèvre)
L’apparente liberté et impunité dans un cyberespace illimité fait peser sur les particuliers comme sur les États des menaces. Étant donné l’absence de dissuasion envers des malveillants, il est indispensable de se doter d’instruments techniques et humains pour être capable de lutte informatique défensive et offensive. Afin de renforcer notre puissance dans le cyberespace, il serait utile d’étudier la possibilité d’employer des réservistes comme « sentinelles », afin d’installer plus de contrôle dans le cyberespace.

Enigma ou la bataille du chiffre pendant la Seconde Guerre Mondiale(Stéphane Mantoux)
Dans l’entre-deux-guerres, l’armée allemande adopte pour son chiffre une machine de codage mise au point pour le domaine civil, l’Enigma. Cette machine va voir son code progressivement cassé dès 1931 par les efforts du Deuxième Bureau français et des Polonais, puis par leurs héritiers cryptologues de Bletchley Park en Angleterre durant la Seconde Guerre mondiale. Le déchiffrage de l’Enigma permet aux Britanniques et aux Américains de remporter, non sans mal, la bataille de l’Atlantique.

La peur du cyber Pearl Harbor (Romain Mielcarek)
La culture sécuritaire américaine est restée marquée à jamais par la bataille de Pearl Harbor. Ce jour devenu la preuve que des failles existent dans la défense américaine est encore aujourd’hui un cas d’école. À l’ère du numérique, les populations, souvent mal informées sur les réalités de ce type de menaces, craignent un « Pearl Harbor digital ». Et si un État, un groupe ou un individu parvenait à neutraliser l’ensemble des réseaux informatiques en une seule et unique attaque neutralisant toute capacité de riposte ? Pas si évident dans les faits.
Vers un 11 septembre cyberfinancier ? (Yannick Harrel)
Les réseaux informatiques qui supportent les échanges financiers des individus, des entreprises et des États représentent un talon d’Achille du monde occidental. Malgré l’ensemble des mesures qui les protègent, une attaque contre les flux financiers reste envisageable.

La cyberguerre venue du froid (Charles Bwele)
Profitant des savoir-faire du cybercrime organisé, bénéficiant d’un vivier de hackers patriotes et usant habilement des médias sociaux, la Russie a développé une forme de « cyberguerre open source » à laquelle professionnels, amateurs et néophytes peuvent participer.

Géorgie 2008 : le vrai visage de la cyberguerre ? (Arnaud Garrigues)
Le conflit qui opposa, de manière très violente, la Russie et la Géorgie pendant l’été 2008 a mis en jeu un volet numérique dont l’analyse se révèle intéressante. L’auteur se propose d’établir une vision prospective à partir des éléments connus pour établir une vision probable et crédible d’une « guerre » intégrant globalement le cyberespace.

Les armes électromagnétiques, une menace persistante (Guillaume Grandvent et Stéphane Dossé)
L’usage potentiel de l’impulsion électromagnétique dans les conflits nous renvoie à la Guerre froide. Pourtant, les armes électromagnétiques représentent plus des armes d’avenir que du passé. Plus ou moins en cours de développement, elles pourront jouer un rôle important dans les conflits réguliers mais également irréguliers des prochaines années. Nous avons finalement examiné en quoi elles seraient utiles pour dissuader dans le cyberspace.

Les principes stratégiques du milieu cyber (Olivier Kempf et Stéphane Dossé)
Des principes stratégiques peuvent être définis dans le cyberespace : la sûreté, la résilience, la surprise, le contournement, la rupture, la coalescence, le chaos, la rhétorique, la déception, la fugacité de l’offensive et l’asymétrie.


vendredi 16 décembre 2011

Messages pour les militaires en OPEX

Je souhaitais rappeler l'opération "un message pour nos militaires en opex de ZONE MILITAIRE qui œuvre depuis 2009. L’opération Nuntius Belli (de THEATRUM BELLI) est également un beau moyen de montrer son soutien aux soldats.


Prenez quelques minutes pour rédiger un petit mot qui fera plaisir à nos soldats - d'expérience c'est sûr ! A vos claviers...

dimanche 11 décembre 2011

Les écoles de cyberstratégie

A lire les dossiers/articles en ligne, en France et à l'étranger, Stratégies dans le cyberespace et à discuter les uns et les autres, il me semble qu'il existe différentes écoles/visions de la stratégie cyber :
  • Les anciens (Rien de nouveau sous le soleil) le cyberespace n'est pas un milieu de conflictualité autonome, ce n'est qu'un milieu technique - s'il existe vraiment, qui est marginal par rapport à la stratégie globale et à l'histoire des conflits. 
  • Les évolutionnistes (Depuis la création du monde) : le cyberespace est un milieu de conflictualité autonome et ancien - une composante, qui s'inscrit sans difficulté conceptuelle dans une stratégie plus globale et dans une filiation historique. 
  • Les modernes (Rien que le cyber) : le cyber est un milieu indépendant et nouveau, dans lequel on peut mener un conflit isolé et qui dispose d'une dynamique de développement propre. 
(c) US DoD

De quelle école faites-vous partie ? 

vendredi 9 décembre 2011

Cyberstratégie, ce qui n'a pas été dit le 29/11.

Le 29 novembre 2011, s'est déroulé à l'Ecole militaire de Paris, un colloque francophone de cyberstratégie. Il ne s'agissait pas d'un Nième forum de cybersécurité ou de lutte contre la cybercriminalité, dans lesquels les problèmes de technique informatique sont souvent remarquablement bien abordés. 


Comme toujours dans ces évènements, toutes les questions ne sont pas posées, par manque de temps ou parfois d'audace. Dans ce court billet, je vais donc aborder les questions qui m'ont été posées en aparté. 

Tout d'abord, le mot "cyber" - vous l'avez remarqué, est adossé à tous les termes tactiques, techniques ou stratégique (à tous les sauces) : cyberstratégie, cyberguerre, cybercrime, cyberattaque, ..., cyberhackers (on frôle le pléonasme, sans jamais s'en dégager), etc. Cette mode nous vient de la langue anglaise et cyber se rapporte plus au cyberespace qu'à la cybernétique - même si ses développements récents l'éloignent de son acception initiale. Tout comme l'on parle de guerre navale ou aérienne on parle de cyberguerre alors que guerre cybernétique aurait été plus appropriée. Dont acte, mettons cyber devant chaque mots (la dominance anglo-saxonne) et ne prêtons pas de trop grands concepts à ce mot.

Le cyberespace est-il par essence asymétrique ? Oui, si l'on ne prend pas de recul par rapport au phénomène. Si l'on prend pour argent comptant le raisonnement qui indique que les affrontements cyber sont intimement asymétriques, il faudrait conclure de la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, que toute bataille navale est asymétrique... Ce n'est manifestement pas raisonnable. Comme dans les autres espaces, les combats peuvent être symétriques, asymétriques ou hybrides (le cas général ?). L'idéologie - comme les intérêts économiques individuels - nuit à la stratégie... Penser qu'il n'y ait qu'un acteur dominant me semble une impasse intellectuelle. La question de la prééminence des hackers ou de l'Etat est un  faux problème. Les deux existent - et plein d'autres, et il faut compter avec eux. 

Le cyberespace est-il un espace lisse ou visqueux ? Aucun des deux - si je comprends ces termes ! Ce serait trop simple... Après une étude de sa topologie, il apparaît qu'il emprunte des caractéristiques à tous les espaces : terrestre, aérien, maritime et exoatmosphérique. Il dispose de routes et d'espaces libres, c'est la seule certitude. 

La cyberdissuasion est-elle pertinente ? Oui bien sûr, surtout si l'on ne se limite pas au cyberspace. Sinon, elle est plus qu'hasardeuse... Plus exactement, la cyberdissuasion doit être comprise comme une contribution cyber à la dissuasion globale. L'arme électromagnétique est un formidable atout dans ce cadre. N'en déplaise aux rois du code, il n'y a pas que des codes malveillants dans les cyberarmes... Et dire qu'elle ne s'applique pas parce qu'elle ne dissuadera jamais un hacker relève presque de la farce. En effet personne ne pense que l'arme nucléaire puisse un jour dissuader un voleur de mobylette, de poules ou de banques (aussi talentueux soient-ils)... Pourquoi le penser pour le cyber ? Le problème de l'attribution est un problème tout relatif si l'on considère les techniques élaborées récemment dans la détection de l'origine des attaques, les complaisances d'opérateurs ou d'Etats, les traces laissées par l'immense majorité des internautes, etc. Le problème n'est guère plus complexe que d'attribuer à un adversaire le tir d'un missile balistique à partir d'un sous marin en moins de 5 min. Complexité quand tu nous tiens...(Voir Quelle doctrine de cyber dissuasion ? dans DSI ou Stratégies dans le cyberespace)

Voilà quelques points - discutables, que je voulais aborder rapidement et donc sans grande finesse mais j'espère avec clarté. 

dimanche 6 novembre 2011

Colloque de cyberstratégie du 29/11 !

3 et 6 juin 1980, une centaine de B-52 équipés d’armes nucléaires, prêts à décoller immédiatement, sont en alerte pour riposter à une attaque nucléaire soviétique… factice liée à un bug informatique. En 2008, les satellites d'observation Landsat-7 Earth et Terra AM-1 auraient été piratés pendant plusieurs minutes. Les exemples de Stuxnet contre les centrifugeuses iraniennes, des prodromes des combats entre la Russie et la Géorgie (2008), ou la récente Nitro Attacks, contre 29 entreprises de l'industrie chimique et 19 de défense, viennent rapidement à l'esprit.
Ces évènements ne sont pas isolés et, si hier la menace provenait presque uniquement de mauvais fonctionnement informatique, aujourd’hui l’interconnexion des réseaux et des pratiques malveillantes permettent d’envisager, depuis au moins deux décennies, une conflictualité accrue, armée ou non, dans le cyberespace. C’est pourquoi, après l'importante London cyberconference (1er et 2 novembre 2011), le Centre de Recherche des écoles de Coëtquidan et AGS ont décidé d’organiser un colloque, le 29 novembre 2011, sur la cyberstratégie (inscription).
Le colloque se propose de réfléchir à la réalité et aux fondements possibles d’une pensée cyberstratégique.
Il doit permettre d’alimenter la réflexion conceptuelle et doctrinale dans un domaine émergent qui présente des points communs mais aussi des dissemblances certaines avec d’autres domaines stratégiques qui se sont structurés progressivement au 20e siècle : stratégie aérienne, stratégie nucléaire.
Il fait suite à l’ouvrage publié par AGS sur la cyberstratégie et souhaite jouer un rôle séminal, clarifiant les concepts fondamentaux tout en contribuant à rassembler une « communauté cyber » existante mais dispersée.
Programme
Accueil : 8h30
Ouverture : Ronan Douaré (CREC)
Introduction (8h45) : François-Bernard Huyghe (bio)
Matinée : Penser stratégiquement la cyberguerre
Table ronde n° 1 : Un champ stratégique à délimiter (9h00-10h45 dont le débat)
Président de TR : Philippe Wolf
Une sémantique à qualifier : cybersécurité, cyberguerre, cyberdéfense, cybersécurité… Stanislas de Maupéou
Quels principes stratégiques fondamentaux ? O. Kempf
Cadre juridique de la cyberdéfense, Barbara Louis-Sydney
« Cyberwar » : peut-on réellement parler de « guerre » dans le cyberespace ? Stéphane Dossé
Table ronde n° 2 : Principes et modèles (11h00-12h45 dont le débat)
Président de TR : GDI (2S) Vincent Desportes
La cyber à la recherche d’un modèle stratégique : Dissuasion ? Guerre aérienne ? Asymétrie ? Stratégie indirecte ? Joseph Henrotin
Cyberpostures comparées : Guillaume Tissier
La dissuasion nucléaire est-elle un modèle stratégique transposable au cyberespace ? Alain Esterle
Déjeuner : 12h45 à 14h00 : restauration possible au mess de l’école militaire.
Après-midi : Penser opérationnellement la cyberguerre
Table ronde n° 3 : La « cyber » dans les opérations militaires (14h00-15h45 dont le débat)
Président de TR : Col Jean-Luc Lefèbvre
Cyber, opérations d’information, influence : Col François Chauvancy
Règles d'engagements, risques et réseaux : Charles Bwele
Vers le « combat cyberélectronique » ? Col. Aymeric Bonnemaison
Analyse des cyberconflits récents : Laurence Ifrah
Table ronde n° 4 : La cyber dans le domaine diplomatico-stratégique (16h00-17h45 dont le débat)
Président de TR : Alain Esterle
Espace ouvert et souveraineté numérique : y a-t-il des frontières dans le cyberespace ? Eric Hazane
Qui franchira le Rubicon le premier? : Bertrand Boyer
Cyber et maîtrise des armements : Christian Daviot
Conclusion (17h45 à 18h00) : AGS
*
Inscription : cliquer ici
Contact : cyber.ags.crec@gmail.com
En attendant le colloque, découvrez Stratégie dans le cyberespace et venez en parler lors du café stratégique du 10 novembre 2011.

lundi 31 octobre 2011

P&P : Quelle politique de défense de la France pour la décennie 2010 ?

Le Club participation et progrès organise le colloque « Quelle politique de défense de la France pour la décennie 2010 ? », en partenariat avec Démocraties.

Ce colloque se déroulera le lundi 21 novembre 2011 au Palais Bourbon – Salle Colbert. L’inscription est obligatoire pour accéder à l’Assemblée. Démocraties centralise les inscriptions reçues uniquement par la poste.

dimanche 30 octobre 2011

Café stratégiques : Stratégies dans le cyberespace.

Pour le 10ème numéro des Cafés stratégiques, l'Alliance Géostratégique recevra Charles Bwele, consultant en IT, membre co-fondateur d'AGS et animateur du blog ElectrosphèreDoctorante en géopolitique à l’Institut Français de Géopolitique, Alix Desforges sera également de la partie en tant que co-intervenante. Cet événement coïncide avec la sortie du n°2 des Cahiers d'AGS consacré au sujet. 

Venez donc nombreux au Café le Concorde (239, boulevard Saint-Germain, Paris Vième, métro Assemblée nationale) de 19h à 21h. 

lundi 19 septembre 2011

Nouveau : Stratégies dans le cyberespace

L’Alliance Géostratégique, qui se veut résolument au cœur du débat, a donc le plaisir de vous annoncer la parution imminente de son ouvrage collectif « Stratégies dans le cyberespace », publié par L’Esprit du Livre Editions.
Lire la suite sur AGS

Vous retrouverez dès le 22 septembre Stratégies dans le cyberespace dans toutes les bonnes librairies au prix de 15 €. Vous pouvez dès à présent l'acquérir sur le site de l'éditeur ou le réserver sur les sites de vente en ligne, comme Amazon ou la Fnac, ou même remplir un bon de commande.

jeudi 25 août 2011

La cyberstratégie américaine : de la guerre des étoiles à la menace fantôme

Le 6 août 2011, la Chine par l’intermédiaire de son agence de presse officielle Xinhua, condamnait "l'addiction aux dettes" et les "querelles politiques [de Washington] qui manquent de vision à long terme". Le communiqué ajoutait en réaction à la dégradation de la note de la dette américaine par Standard & Poor's (S&P), le 5 août au soir, "La Chine a désormais parfaitement le droit d'exiger des Etats-Unis le réglement de leurs problèmes de dette structurelle et d'assurer la sécurité des actifs en dollars de la Chine". Cette réaction, qui pourrait être considérée comme un acte d’ingérence dans les affaires intérieures des Etats-Unis, traduit un climat conflictuel entre les deux superpuissances et une montée progressive et tangible des tensions entre ces deux Etats, superpuissances à l’échelle mondiale. Les stratégies américaines de 2011 dans le cyberespace, notamment l’U.S. International strategy for cyberspace et la DoD strategy for operating in Cyberspace, apparaissent ainsi comme le vecteur et le symptôme d’une nouvelle guerre froide.


Lire la suite sur le site d'AGS

lundi 18 juillet 2011

19 juillet à partir de 9h30 : hommage aux 7 derniers morts pour la France en Afghanistan

"Une cérémonie nationale d'honneurs militaires est prévue dans la cour d'Honneur de l'Hôtel des Invalides ce mardi 19 Juillet à 11h pour rendre hommage au brigadier-chef Clément Kovac du 1er régiment de chasseurs de Verdun, décédé accidentellement, au capitaine Thomas Gauvin et à l'adjudant-chef Laurent Marsol, du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, aux adjudants-chefs Jean-Marc Gueniat et Emmanuel Techer du 17ème régiment de parachutiste de Montauban, au sergent Sébastien Vermeille du Sirpa Terre Image centre de Lyon, morts lors d'un attentat en Kapisa ainsi qu'au maître Benjamin Bourdet du commando Jaubert, tué au cours d'une opération dans la vallée d'Alassaï.
L'hommage national sera précédé d'une cérémonie oecuménique présidée par Nicolas Sarkozy en l'église Saint-Louis des Invalides, et en présence des familles, de membres du gouvernement, de parlementaires, d'élus, d'associations patriotiques, d'anciens combattants et de leurs compagnons d'armes.
Depuis 2004, 70 militaires français sont décédés en Afghanistan.". Source Ministère de la Défense.


Photo Drapeau France

"Tous ceux qui souhaitent s’associer à la mémoire du sacrifice de nos héros, morts pour la France en Afghanistan, pourront le faire en manifestant leur présence sur le pont Alexandre III, si possible avec un drapeau français. Le passage du convoi est prévu entre 9h30 et 10h00." Source Garnison de Paris.


Malgré le mauvais temps, un hommage peut être rendu à nos soldats tombés en Afghanistan. Il ne s'agit que de 30 minutes. Si vous êtes dans le centre de Paris, un petit effort pour une grande reconnaissance ! 
C'est à 9h30, pont Alexandre III, le mardi 19 juillet.


samedi 18 juin 2011

Colloque "De l’économie de guerre à la guerre de l’économie" - 1er juillet 2011

C'est un beau colloque que Participation & Progrès, Alliance Géostratégique et l'Ecole de Guerre Economique organisent conjointement.

Fichier:Armoiries de la Compagnie des Indes Orientales.jpg
Armoiries de la Compagnie des Indes Orientales

Ce colloque aura donc lieu le 1er juillet prochain, à l’École Militaire, amphithéâtre Desvallières, avec des intervenants experts et variés, qui permettront de multiplier les angles d'analyse. Programme.

L'inscription est obligatoire : directement sur Doodle (présence le matin et/ou l'après-midi + un mail valide pour recevoir un accusé de réception sous quelques jours maximum). 
Renseignement : alliancegeostrategique@gmail.com
J'effectuerai une brève présentation des Guerres low cost

Suivre l'évènement sur FACEBOOK



samedi 4 juin 2011

Démographie française et géopolitique

Pour leur neuvième édition, les Cafés Stratégiques porteront sur le thème "Démographie française et  géopolitique". AGS aura le plaisir d'accueillir le recteur Gérard-François Dumont, professeur à la Sorbonne, président de la revue Population & Avenirauteur de "Démographie politique. Les lois de la géopolitique des populations" (Éditions Ellipses).

Il nous entretiendra des conséquences géopolitiques de l'exception démographique française. Ces derniers Cafés Stratégiques de la session 2010-2011 se tiendront comme d'habitude au café Le concorde, boulevard Saint Germain, de 19h00 à 20h45.

jeudi 2 juin 2011

L'évolution des conflictualités et des politiques de sécurité et de défense en Afrique

Le Club participation et progrès et le Centre Maurice Hauriou de l'Université Paris Descartes organisent un colloque sur le thème : "L'évolution des conflictualités et des politiques de sécurité et de défense en Afrique". Il se déroulera le lundi 20 juin 2011, dans la salle des Actes de la Faculté de Droit de l’Université Paris-Descartes (10, avenue Pierre Larousse, 92240 Malakoff).


Pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter à l’adresse mail suivante : participation.progres@gmail.com


Inscription en ligne : cliquez ici.


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dimanche 29 mai 2011

Stratégie militaire soviétique (III) : articulation militaire - politique

La stratégie dépend du politique. Cette assertion paraît évidente au plus grand nombre mais elle n’a pas toujours été de soi. L’histoire des coups d’Etats militaires illustre parfaitement que le militaire intervient parfois plus que de raison dans le champ politique. Selon Lénine commentant De la guerre de Clausewitz, cité par Sokolovsky, « il reste à subordonner le point de vue militaire au point de vue politique ». Une objection faite par McCloughry (« En supposant qu’éclate une guerre nucléaire, rien ne serait plus éloigné de la vérité que cette affirmation [la guerre comme continuation de la politique]. Une telle guerre, si elle devait éclater signifierait la fin de toute sorte de politique et l’anéantissement total réciproque ») est critiquée comme une approche métaphysique et non scientifique...

Une autre critique est que la « science militaire bourgeoise » supprime la notion de lutte des classes. La politique en dehors des classes et la politique indépendante des classes…ça n’existe pas », écrivait Lénine. Ceci représente le clivage fondamental entre la vision soviétique (lutte des classes) et occidental (intérêt général) de la subordination du militaire au politique.
Dans la logique soviétique, l’Etat fixe les buts stratégiques mais doit aussi s’efforcer de créer les conditions favorables à leur réalisation, notamment via une stratégie de ressources et une politique étrangère adaptée à une éventuelle guerre. « L’Etat se prépare pour la guerre dans tous ces [les] domaines ».
En temps de guerre, la politique « échange la plume pour l’épée » et le pays doit tout entier être dédié à la guerre, c’est-à-dire dans tous les domaines. Par exemple, la bataille économique doit être subordonnée à la stratégie militaire et dans de nombreux cas, elle est menée par les « moyens militaires ». Ceci fait écho aux pratiques d'espionnage économique de la guerre froide...
La vision soviétique présentée, s’agissant de la relation entre le militaire et le politique, semble proche de la vision décrite dans la littérature actuelle. Néanmoins, en regardant en détail, on s’aperçoit de différences sensibles qui sont liées à la forme de régime (totalitaire ou démocratique). Encore une fois, les principes de la guerre (universels) ont été adaptés au contexte du régime politique…

samedi 14 mai 2011

Stratégie militaire soviétique (II) : dans le cadre d'une guerre nucléaire

L’apparition des fusées a changé les concepts relatifs aux conflits (IRBM, ICBM, etc.). A partir de la fin des années 50, il devient techniquement possible de frapper en moins d’une demi-heure l’ensemble du globe. Ainsi, le couple fusée-arme nucléaire permet de détruire une nation en un minimum de temps. La stratégie militaire est alors vue par les Soviétiques des années 60, comme « une stratégie de coups en profondeur » à base de fusées, coordonnées avec des opérations militaires classiques. Les premières détruisent le « potentiel économique de l’ennemi » pendant que les secondes ont pour but de détruire les forces armées. En somme, il s’agit de détruire les ressources et les moyens de combattre, la volonté de combattre tombant alors naturellement.

Sokolovsky en tire les conséquences pour les principes de la guerre. La concentration des forces et des moyens décisifs exige une approche nouvelle, l’économie des forces dépend de l’ampleur de l’effort initial en début de guerre. Par ailleurs, la somme de victoires partielles n’amène pas à la victoire totale mais « le résultat de la mise en application, en une seule fois, de toute la puissance accumulée par une nation avant le conflit. » L’adaptation n’est donc plus possible dans un tel type de conflit et une stratégie des ressources et des moyens doit être impérativement mise en place.


L’auteur relève que le théâtre d’opération peut englober tout le territoire d’un adversaire. L’offensive et la défensive dans la guerre nucléaire perdent de leur sens comme celui de manœuvre stratégique qui ne serait plus une combinaison de moyens mais « un revirement d’efforts […] principalement au moyen de feux et de manœuvres nucléaires ».

Cette description rapide de quelques notions adaptées à la guerre nucléaire doit être pensée dans une posture non dissuasive (qui elle relève principalement du politique et du non-emploi). La guerre nucléaire apparaît aux antipodes des principes appliqués dans les opérations et les guerres actuelles (limitées de fait ou par essence). Certains principes décrits ou réflexions exposées pourraient avoir une utilité dans celles du domaine du cyber.